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"Alix et Dominique, transsexuels"  ayant créé un précédent et en quelque sorte ouvert la voie, l’idée d’une programmation régulière de documentaires sur la télévision régionale va faire son chemin. FR3 Bretagne va même devenir pionnière en la matière. Et il est juste de rappeler le rôle important joué par son responsable des Programmes d'alors – Louis-Marie Davy – sans la volonté duquel rien n'aurait pu se faire. Après des premiers documentaires produits "en interne" avec ses moyens propres, la station va en effet s'ouvrir progressivement aux "coproductions externes", générant ainsi tout un tissu de sociétés de productions audiovisuelles indépendantes, régionales, en même temps qu'un réel courant de réalisateurs "régionaux" aux styles très diversifiés. La viabilité économique du système sera concrètement assurée par la complémentarité, de fait, entre l'apport de moyens financiers et surtout techniques (tournage, montage, mixage, etc) de France 3 Ouest, les aides à la production audiovisuelle traditionnelles (CNC, Procirep, etc) et le soutien indirect de la Région à travers une politique affirmée d'aide à la production audiovisuelle régionale. Ainsi, au plus fort de l'embellie, France 3 Ouest co-produira et diffusera chaque année de très nombreux documentaires.  Beaucoup d'entre eux seront d'ailleurs diffusés sur l'antenne nationale dans l'émission "La Case de l'Oncle Doc", imaginée pendant plusieurs années comme une vitrine de la production régionale grandissante. Aujourd'hui France 3 Ouest s'est considérablement retiré du jeu, avec un volume de coproductions réduit. Le réseau des télévisions locales (TVRennes35, Ty Télé, Tébéo) essaye de prendre le relais, avec des moyens beaucoup plus modestes ...